Caro: Regarde, le soleil se lève !
Un lever de soleil a travers le hublot. Un nouveau départ. Un immense sourire sur son visage lorsqu'elle ressenti la secousse dû au choc des roues sur le tarmac de la piste d'attérissage.
Tututu...mesdames et messieurs les passagers. Nous venons d'attérir à l'aéroport de Bamako. Il est 8h20, heure locale et la température extérieure est de 27°C. Nous vous demandons de rester assis et de patienter quelque instant, le temps necessaire au douaniers de controler les bagages. Merci de votre compréhension.
Pete: Que se passe t il ? Pourquoi on ne peut pas descendre de cet avion ?
Caro: Une simple mesure de sécurité, je présume
Caroline eut le ventre noué. Elle essaya de se rassurer mais tout ces controles ne la calmait pas. Et ce n'était pourtant que le début ! Après une heure retenu "en otage" dans l'avion, les passagers purent enfin sortir et récupérer leur valises, non sans répondre à un "interrogatoire" sur les raisons de leur séjour. Des hommes armés avec des berets verts, faisaient des rondes dans le terminal. Bien qu'étant en règle, Pete et Caro n'étaient pas très à l'aise. Une fois sorti de l'aéroport, ils embarquèrent dans un taxi.
Taximan: Alors, on vient passer sa lune de miel au Mali ? Vous savez, il y a plus romantique comme destination...surtout ces dernières semaines.
Pete: Nous ne sommes pas mariés.
Taximan: Autant pour moi. Et vous venez d'où comme ça ?
Ils n'eurent pas le temps de répondre au chauffeurs que des dizaines voire des centaines de personnes avançait à contre-sens, avec du bétail et des charettes remplies d'effets personnel. Caroline les observa silencieusement à travers la vitre du taxi.
Caro: Que c'est-il passé ici ?
Taximan (air grave): Vous n'etes pas au courant ? Vous n'avez pas la télé chez vous ?
Caro: Excusez-moi, mais de quoi parlez vous ?
Taximan: Du controle du pays par le rebelle XYZ. Il a fait assassiner notre président et s'est autoproclamer "le sauveur du Mali". Sa milice est partout et oppresse la liberté. Alors les gens tente de s'enfuir vers le Sénegal ou la Cote d'Ivoire.
Les choses ont bien changé en 6 mois ! Je me demande dans quel état je vais retrouver Doukani et ses habitants ! Karine, dis-moi que tu es en bonne santé et que tu m'a attendu, je t'en prie !
Taximan: Voila, vous etes arrivés...
Caroline ouvrit la portière et se précipita en courant vers le village. Son coeur menaçait d'exploser. Elle traversa la place et entra dans l'orphelinat. Un dortoir. Retourné. Des matelas. Lacérés. L'HORREUR !!
